ASSE : Ce que les supporters reprochent vraiment à Horneland après l’humiliation contre Reims
La défaite subie par l’ASSE à Reims, le week-end précédent, n’a pas laissé indifférent les observateurs. Les Stéphanois n’ont pas su exploiter leur supériorité numérique face à une équipe réduite à dix joueurs. Cette incapacité à revenir au score constitue un tournant critique dans la saison et fragilise davantage la position du coach Eirik Horneland, notamment concernant la gestion tactique de l’effectif disponible.
Les interrogations portent désormais sur l’énergie physique et mentale déployée par les joueurs verts. La condition physique des effectifs fait débat en interne, avec des rapports tendus entre Horneland et Donough Holohan, responsable de la performance sportive. Sur le terrain, cette fatigue se manifeste cruellement puisqu’à partir de la soixante-dixième minute, l’équipe peine à accélérer, à appliquer du pressing et à harceler les porteurs de ballon avec l’intensité attendue.
Au-delà de la condition physique, le problème semble aussi comportemental. Plusieurs joueurs manquent visiblement de cohésion d’équipe et semblent jouer davantage pour eux-mêmes que pour Saint-Étienne. Lucas Stassin, par exemple, donne l’impression de chercher avant tout à redorer son image personnelle plutôt que de montrer la soif de victoire attendue. De même, des titulaires comme Tardieu semblent s’être relâchés depuis qu’ils savent leur avenir incertain au club.
Ces attitudes individuelles créent une absence totale de cohésion collective. Chaque joueur privilégie sa partition personnelle au détriment du projet commun. Cette fragmentation se traduit sur le terrain par une sensation de relâchement général, où chacun attend que l’autre fasse l’effort. Les critiques envers l’entraîneur soulignent que cette ambiance délétère révèle un manque de leadership et de direction claire du côté du staff technique.
La responsabilité de Horneland dans cette crise apparaît manifeste à travers ses choix tactiques. Le coach norvégien n’a pas optimisé ses cinq changements autorisés lors du match contre Reims. Bien que les blessures précoces limitent ses options, les entrées tardives de certains joueurs n’ont apporté aucune amélioration. Cette incapacité à inverser la dynamique du match révèle une maîtrise insuffisante de la gestion en cours de jeu et soulève des doutes sur la vision stratégique globale du technicien scandinave.





