ASSE : Les tensions qui divisent en silence les deux piliers des Verts depuis plusieurs semaines maintenant

L’AS Saint-Étienne traverse une période difficile marquée par une vague de blessures déstabilisante et persistante. Chico Lamba, Ebenezer Annan, Joshua Duffus et João Ferreira effectuent progressivement leur retour, mais ces absences répétées ont gravement perturbé la première moitié de saison. Cette situation soulève des interrogations légitimes concernant les choix effectués lors de la restructuration estivale du staff médical et préparation physique.

Les blessures constituent un phénomène naturel dans le football professionnel et affectent l’ensemble des équipes. Troyes, par exemple, a également dû compter sans plusieurs cadres importants. Cependant, le contexte stéphanois s’avère particulier étant donné les investissements significatifs réalisés dans le domaine de la préparation physique l’été précédent, notamment l’arrivée de Donough Holohan en provenance de Manchester City.

Sur vingt journées de compétition, le coach Eirik Horneland n’a pu aligner deux fois consécutives la même formation qu’à la fin janvier, et cette stabilité n’a duré que neuf minutes. Entre la première et la vingtième journée, l’ASSE a cumulé cinquante absences dues aux blessures, soit une moyenne de 2,6 joueurs indisponibles par match. Certains moments ont été particulièrement critiques avec six absents simultanés.

Plusieurs joueurs ont connu des récidives problématiques. Ebenezer Annan et Joshua Duffus ont tous deux souffert de rechutes touchant la même région corporelle. Maxime Bernauer, victime d’une blessure au ménisque, risque de manquer près de vingt-quatre rencontres. Cette instabilité chronique compromet l’application du projet tactique privilégiant l’intensité et le pressing constant.

Les tensions internes s’amplifient suite à cette cascade d’indisponibilités. Les relations entre Donough Holohan et Eirik Horneland se sont considérablement dégradées, les deux hommes échangeant à peine quelques paroles. Leurs divergences portent sur la gestion physique des athlètes et leur utilisation. Horneland privilégie la stabilité de groupe plutôt que de nouvelles recrues, pointant implicitement du doigt la cellule de performance.

La réussite des réformes entreprises durant l’intersaison déterminera largement les perspectives de l’institution. Sans amélioration significative du bilan médical, l’objectif de montée en Ligue 1 s’avérera nettement plus difficile à atteindre. Les semaines à venir constitueront un test décisif pour évaluer la pertinence des choix stratégiques effectués.

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