OM : Une statistique cauchemardesque place Marseille et De Zerbi au sommet de la honte
L’Olympique de Marseille traverse une saison 2025-2026 marquée par des contradictions. Sous la houlette de Roberto De Zerbi, les Phocéens proposent un jeu attractif, capable de renverser des rivaux en Ligue des champions ou de dominer en Ligue 1. Néanmoins, une faiblesse récurrente compromet sérieusement leurs aspirations : l’incapacité à préserver l’avantage jusqu’au terme des rencontres.
Les statistiques d’Opta révèlent un phénomène alarmant : Marseille a encaissé huit buts lors des cinq dernières minutes de ses matchs, ce qui représente huit points perdus toutes compétitions confondues. Aucune autre équipe des cinq grands championnats européens n’affiche un tel bilan négatif en fin de rencontre, une distinction peu enviable.
Ces réalisations tardives ont systématiquement basculé le résultat des matchs. Face à Rennes, Ludovic Blas a scellé la victoire à la 91e minute. Contre Lyon, Pavel Sulc a marqué à la 87e. Au Sporting Portugal, un but à la 86e a permis aux Lisboètes de l’emporter. Angers a égalisé à la 96e, tout comme Toulouse à la 92e. L’Atalanta s’est imposée à la 89e en Ligue des champions. Le PSG a égalisé à la 95e en finale du Trophée des Champions avant de remporter le trophée aux tirs au but. Dans chaque situation, l’absence de maîtrise en fin de match a directement impacté les points glanés.
Cette tendance ne relève pas du hasard ou d’une malchance passagère. Marseille a déjà concédé quatre buts en Ligue 1 à partir de la 90e minute, un chiffre parmi les plus importants du championnat. Le problème s’inscrit à la fois sur le plan physique et psychologique : l’équipe manque de concentration et de solidité défensive précisément quand elle devrait être plus vigilante.
Cependant, les Marseillais ne sont pas sans ressources offensives. Ils ont marqué sept buts dans les cinq dernières minutes de leurs rencontres. Mais l’impact de ces réalisations diffère fortement. Seul le but inscrit face à Strasbourg à la 91e a réellement transformé l’enjeu du match. Les erreurs défensives pèsent donc bien davantage que les exploits offensifs accumulés en fin de rencontre.
Cette fragilité tardive engendre des conséquences sportives et psychologiques majeures. Les points perdus dans les derniers instants entravent la marche du club en Ligue 1 et en coupes européennes. La défaite en finale du Trophée des Champions symbolise cette incapacité à tenir bon jusqu’au coup de sifflet final. Une pression accrue pèse désormais sur les épaules de l’effectif, qui doit travailler sa gestion des phases ultimes.
Pour réaliser ses ambitions — conquête du titre de Ligue 1, bonne campagne continentale ou victoires en coupe — Marseille doit absolument corriger ses faiblesses en toute fin de match. Sans cette correction, la saison risque de s’achever avec trop de frustrations et de regrets d’opportunités laissées sur le terrain.





