OM : De Zerbi justifie son choix tactique après le match nul qui laisse les fans perplexes
L’OM s’est retrouvé face à une occasion idéale de prendre seul la tête de la Ligue 1, suite à l’échec du PSG à Monaco. Au Vélodrome, l’ambiance était propice à un succès : un stade mobilisé, une dynamique favorable, et un rebondissement prometteur en deuxième mi-temps. Cependant, à la 92e minute, Toulouse a égalisé sur un simple jeu à la main, ramenant le score à 2-2 et plongeant le club dans une profonde frustration.
Roberto De Zerbi a livré une explication surprenante pour justifier ce résultat décevant. Plutôt que d’incriminer une défaillance tactique ou un manque de discipline, l’entraîneur marseillais a invoqué la fatigue accumulée après le match de Ligue des champions mardi. Il a estimé que son équipe n’avait pas maintenu l’intensité du pressing et avait faibli dans les quinze dernières minutes, suggérant que le banc proposait pourtant des solutions offensives pour conclure le match.
Benjamin Pavard a exprimé son mécontentement immédiat, déplorant de concéder un but sur une touche longue, ce qui ne devrait pas survenir à ce niveau de compétition. Au-delà de la frustration collective dans le vestiaire, l’équipe marseillaise s’est effectivement rendue la tâche compliquée par une première période peu convaincante et des erreurs tactiques aux moments décisifs. À l’élite du football, chaque faiblesse comporte un coût.
Ce résultat révèle un schéma troublant pour les ambitions olympiennes. L’OM a encaissé quatre de ses 14 buts après la 90e minute, un bilan alarmant pour une formation visant le titre. Le but de Hidalgo, à peine entré en jeu, illustre un problème récurrent de concentration en fin de rencontre. De Zerbi reconnaît que son équipe n’est « pas encore prête pour la prochaine étape ».
Malgré tout, Marseille a montré des signes positifs : la réaction après la pause, les réalisations de Paixao et Højbjerg, ou encore l’efficacité de Nadir. Néanmoins, laisser échapper une telle opportunité de prise de leader pose question. L’explication par la fatigue, bien que compréhensible, ne suffira probablement pas à apaiser le Vélodrome, qui attendait le leadership en Ligue 1.



